Appel à candidatures – Sixième édition d’Ebuteli Fellowship : un programme destiné aux jeunes chercheurs congolais et chercheuses congolaises
Basé à Kinshasa, Ebuteli est un institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence. En vue de contribuer à la formation et la promotion d’une nouvelle génération de chercheuses et chercheurs congolais, nous lançons la sixième édition d’Ebuteli Fellowship.
Depuis février 2023, le programme Ebuteli Fellowship a accompagné et formé 16 jeunes dont 6 chercheurs et 10 chercheuses issus de parcours et horizons différents, leur permettant de développer des compétences nécessaires dans la recherche et l’analyse ainsi que de contribuer au débat éclairé sur les questions politiques en République démocratique du Congo (RDC).
Ce programme accueille six jeunes chercheuses et chercheurs chaque année, à raison de trois fellows par semestre. Ils sont minutieusement sélectionnés en fonction de leur intérêt pour la recherche, leur potentiel et leur engagement à contribuer à générer l’impact social positif dans le pays et bénéficient d’un encadrement professionnel. Le programme se déroule principalement à Kinshasa, avec la possibilité de missions de recherche à travers le pays.
Pourquoi Ebuteli Fellowship ?
En RDC, la production des recherches par des structures académiques et des organisations internationales contribue à informer et, parfois, à influencer les positions de différents acteurs de la vie sociopolitique et économique ainsi que celles, dans une certaine mesure, de la population congolaise. Cependant, ces organisations non gouvernementales internationales sont très souvent dominées par des universités ou des chercheurs occidentaux. Ce sont également ces structures qui bénéficient d’un accès privilégié aux ressources financières - provenant essentiellement des pays ou institutions du Nord - et aux infrastructures qui leur assurent une avance sur les structures congolaises.
Dans ce contexte, les contributions, bien que souvent substantielles, des chercheurs locaux dans différentes études se retrouvent réduites à des remerciements, à quelques notes de bas de page, quand elles ne sont pas diluées dans un anonymat imposé par des considérations sécuritaires ou
des choix institutionnels. Ces « invisibles » sont ainsi, dans la plupart des cas, enfermés dans leur rôle d’assistant, leur apport rarement reconnu à leur juste valeur et leur notoriété n’approche guère celle des seniors occidentaux.
Le programme Ebuteli Fellowship vise à corriger ces inégalités et à valoriser les talents des chercheurs congolais, en leur offrant cette opportunité de formation et d’expression. Il ambitionne d’offrir aux jeunes chercheurs et chercheuses une première expérience professionnelle et un accompagnement nécessaire dans les différentes phases de recherche.
Objectifs du programme
Ebuteli Fellowship s’inscrit dans la volonté de :
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Contribuer à la formation et à la promotion d’une nouvelle génération de chercheurs congolais qualifiés et respectés, capables d’informer, par un travail rigoureux, le débat politique, économique ou sécuritaire dans le pays ;
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Valoriser les talents locaux dans les débats nationaux et internationaux ;
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Couvrir, autant que possible, des thématiques en rapport avec les trois piliers de recherche d’Ebuteli : politique nationale, gouvernance économique et violence armée.
Comment ça marche
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Durée et intégration
Ebuteli Fellowship dure six mois. Chaque fellow intègre l’équipe d’Ebuteli, participe aux réunions hebdomadaires, ateliers de formation, sessions méthodologiques, et autres diverses activités de l’organisation.
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Encadrement
Chaque fellow travaille avec un mentor, sous la supervision du responsable du pilier, et bénéficie du soutien d’autres membres de l’équipe d’Ebuteli et d’autres personnes ressources externes.
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Production de contenus
Les fellows participent aux différentes étapes de conception et de conduite des recherches, et pourraient être régulièrement sollicités pour produire des billets de blog ou pour contribuer à des rapports ou autres notes d’analyse, voire des podcasts. La créativité dans le format de publication est fortement encouragée.
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Évaluation finale
À la fin du programme, chaque fellow doit soumettre un rapport (4 pages maximum), avec ses observations sur le fonctionnement d’Ebuteli et des suggestions d’amélioration.
Qui peut postuler ?
Ebuteli Fellowship concerne des jeunes congolais récemment diplomé ou ayant au moins un diplôme universitaire dans un domaine d’étude pertinent pour les recherches d’Ebuteli.
Pour bénéficier de ce programme, chaque candidat doit répondre au profil suivant :
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Être ressortissant de la RDC ;
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Être âgé de 18 à 30 ans ;
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Être titulaire d’au moins un diplôme universitaire dans un domaine d’étude concerné par le champ de recherche d’Ebuteli ;
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Faire preuve d’un grand intérêt pour les développements actuels de la politique et de la société civile ;
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Parler couramment et écrire correctement le français ;
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Soumettre une note conceptuelle d’un projet de recherche, distinct de tout travail réalisé dans le cadre de ses études ;
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Faire preuve d’un intérêt avéré pour la recherche ;
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Avoir des compétences analytiques des dynamiques politiques, économiques ou sécuritaires dans le pays ;
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Être apte à travailler en équipe ;
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Être disponible à temps plein pour commencer la sixième édition du programme, prévue en novembre 2026.
Atouts appréciés
Bien que non obligatoires, les éléments suivants constituent des atouts pour les candidats :
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Maîtrise de l’anglais ;
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Curiosité intellectuelle et créativité dans l’approche des thématiques liées aux dynamiques politiques en RDC ;
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Compétences en journalisme ou communication.
Avantages du programme
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Encadrement professionnelle : chaque fellow bénéficie d’un mentorat individualisé et d’une supervision professionnelle.
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Opportunités de publication : les fellows peuvent publier dans divers formats (fiches, blogs, notes d’analyse, rapports, podcasts).
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Allocation financière : chaque fellow reçoit une allocation financière pour couvrir les frais liés à la participation au programme.
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Réseautage et formation continue : les fellows auront l’opportunité de participer à des ateliers, forums et événements organisés par Ebuteli et ses partenaires. Grâce au réseau d’Ebuteli, ils bénéficieront également de mises en relation avec des chercheurs, décideurs politiques et acteurs clés du débat national et international.
Comment postuler ?
Pour postuler à Ebuteli Fellowship, merci d’envoyer votre dossier à fellowship@ebuteli.org jusqu’au vendredi 30 octobre 2026 à 23h59’ (heure de Kinshasa), en indiquant « Candidature Fellowship 6e éd. » dans l’objet de votre mail.
Idéalement, votre dossier de candidature doit être regroupé dans un seul fichier PDF comprenant les quatre documents suivants :
1. Une lettre de motivation ;
2. Un CV détaillé ;
3. Une copie de votre pièce d’identité ;
4. Une note conceptuelle originale (2 pages maximum) de votre projet de recherche.
Les candidatures féminines sont fortement encouragées.
Seules les personnes présélectionnées seront contactées pour la suite du processus, qui comprend un test écrit puis un entretien.
RDC : un pays inquiet, un président toujours populaire
Au début de cette année, Ebuteli a commandé un sondage national qui a révélé un paradoxe frappant dans l’opinion publique congolaise. Les Congolais interrogés se disaient profondément inquiets quant à l’orientation du pays, à l’économie, à l’insécurité, à la corruption et au fonctionnement des institutions publiques. Pourtant, les dirigeants du gouvernement — et en premier lieu le président Félix Tshisekedi — restaient personnellement populaires, alors que la confiance dans bon nombre des institutions qu’ils dirigent était bien plus faible.
Afin de mieux comprendre cette apparente contradiction, Ebuteli a organisé en juillet 2026 une série de groupes de discussion (focus groups) à Kinshasa, Butembo, Matadi, Bandundu-ville, Mwene-Ditu et Lubumbashi. Objectif : comprendre pourquoi les citoyens pouvaient être insatisfaits de l’État et des performances du gouvernement tout en continuant à exprimer leur confiance envers certains dirigeants politiques.
Les discussions ont révélé une tendance constante. Les participants ont souvent fait la distinction entre le président Tshisekedi d’une part, et le gouvernement ainsi que les institutions de l’État d’autre part. Beaucoup le décrivaient comme un patriote, déterminé à défendre le pays, ou comme un dirigeant doté d’une bonne vision mais mal servi par ses ministres, ses conseillers, ses parlementaires, les autorités provinciales ou les administrations publiques. Dans plusieurs villes, les participants ont également souligné qu’il était un « mwana mboka » — littéralement, un « fils du pays » — dont l’identité et la loyauté congolaises étaient, à leurs yeux, incontestables.
Dans le même temps, les participants se sont montrés très critiques à l’égard des institutions. Les partis politiques ont souvent été présentés comme des moyens d’avancement personnel plutôt que comme les vecteurs de programmes ou d’idées.
Les organismes gouvernementaux, les institutions représentatives, les autorités provinciales et le système judiciaire ont fréquemment été associés à la corruption, à une mise en œuvre défaillante des politiques publiques ou à des intérêts privés. Cela contribue à expliquer le paradoxe central mis en évidence par le sondage : la confiance politique en RDC apparaît fortement personnalisée, alors que la confiance dans les institutions est bien plus faible.
Les groupes de discussion suggèrent également que le mécontentement à l’égard des politiques publiques concerne souvent davantage la mise en œuvre que les objectifs déclarés. Les participants ont régulièrement cité l’enseignement primaire gratuit, les soins de maternité gratuits, les routes, les écoles, les hôpitaux et d’autres infrastructures comme de véritables avancées.
Mais ils ont également souligné la surpopulation des salles de classe, la mauvaise qualité des constructions, les pénuries de médicaments et la persistance de paiements informels pour des services censés être gratuits.
Enfin, les discussions montrent que les attitudes à l’égard de la démocratie et de la guerre dans l’Est ne se réduisent pas toujours à de simples catégories « pour » ou « contre ». Les participants restaient souvent attachés aux élections et aux libertés politiques tout en doutant que les institutions existantes garantissent l’exercice effectif de la responsabilité publique.
De même, certains pouvaient être favorables à la négociation avec le Mouvement du 23 mars (M23) et le Rwanda tout en continuant à soutenir les FARDC et d’autres formes de résistance armée congolaise.
Dans l’ensemble, les groupes de discussion mettent en évidence un système politique dans lequel les citoyens nourrissent de grandes attentes vis-à-vis de l’État, jugent sévèrement les performances des institutions, tout en continuant à accorder une confiance importante à certains dirigeants. Le fossé entre la confiance accordée aux personnalités politiques et celle accordée aux institutions constitue donc l’un des principaux enseignements qui se dégagent de ces discussions.
Analyse
1. Un pessimisme généralisé quant à l’orientation du pays
Dans la quasi-totalité des groupes de discussion, les participants ont décrit un pays confronté à une crise généralisée d’insécurité, de chômage, de hausse des prix, de corruption, de détérioration des infrastructures et d’accès limité à la santé et à l’éducation. L’ampleur de ces préoccupations contribue à éclairer le pessimisme constaté dans le sondage national, dans lequel 58 % des personnes interrogées ont déclaré que la RDC allait dans la mauvaise direction.
À Bandundu-ville, les participants ont lié la détérioration des conditions de vie, à la violence locale, au chômage, au détournement de fonds publics et à l’inflation. À Kinshasa, les préoccupations portaient à la fois sur la guerre dans l’Est et sur la criminalité urbaine, notamment le phénomène des « Kuluna », ainsi que sur le comportement de la police. À Lubumbashi, les participants ont également mis l’accent sur la corruption, le tribalisme, le favoritisme politique, les problèmes dans le secteur minier et une perception de concentration des investissements publics dans la capitale.
2. Les politiques sont reconnues, mais leur mise en œuvre est contestée
La construction de routes a probablement été la réalisation du gouvernement la plus fréquemment saluée au sein des groupes de discussion. Les participants ont également mentionné les investissements dans les universités, la gratuité de l’enseignement primaire, la gratuité des soins de maternité, la régularisation de certains fonctionnaires et les initiatives diplomatiques.
Ces réalisations ont toutefois presque toujours été immédiatement nuancées par des critiques concernant leur mise en œuvre.
Les participants ont décrit des salles de classe surpeuplées, des infrastructures et des équipements insuffisants, des conditions de travail difficiles pour les enseignants et la perception persistante de contributions parentales au titre des frais de scolarité.
Les résultats de l’enquête confirment cette distinction. Cinquante-quatre pour cent des personnes interrogées ont estimé que l’enseignement primaire gratuit fonctionnait bien, tandis que 45 % n’étaient pas d’accord. Les soins de maternité gratuits ont été évalués de manière plus négative : 50 % ont déclaré qu’ils fonctionnaient mal, contre 45 % qui les ont évalués positivement.
Les groupes de discussion dressent donc le portrait d’un État capable d’annoncer et de lancer des programmes ambitieux, mais moins aptes à les mettre en œuvre de manière fiable.
Un argument est revenu régulièrement au cours des discussions : Tshisekedi a peut-être une bonne vision, mais il est mal entouré, mal conseillé ou mal servi par ses collaborateurs.
3. Le paradoxe Tshisekedi
Le thème le plus marquant des discussions est la distinction que de nombreux participants établissent entre leur jugement sur le pays et celui qu’ils portent sur le président Félix Tshisekedi. Le sondage avait initialement mis en évidence ce paradoxe : alors que 58 % estimaient que le pays allait dans la mauvaise direction, 86 % exprimaient une opinion favorable à l’égard de Tshisekedi, dont 52 % une opinion très favorable.
Les groupes de discussion suggèrent plusieurs explications. La première concerne le nationalisme et la souveraineté. Certains participants ont salué le fait que Tshisekedi ait clairement identifié le Rwanda comme le principal agresseur extérieur et adopté un discours ferme sur la souveraineté nationale. Pour ces participants, son activisme diplomatique semble renforcer son image de défenseur des intérêts nationaux, même lorsque les résultats militaires sont jugés décevants. Des voix discordantes ont également été émises. À Lubumbashi par exemple, d’autres participants, tout en reconnaissant certaines avancées, estimaient que le pays était « dans le gouffre » et mettaient en doute la capacité du pouvoir à mettre fin à la guerre.
Une deuxième explication concerne l’identité personnelle et « l’authenticité ». À Bandundu-ville et ailleurs, les participants ont décrit Tshisekedi comme « mwana mboka », « mwanetu » — « un fils du pays » ou « notre frère » — ou comme un dirigeant dont l’identité congolaise n’est pas contestée. Cela semble avoir son importance dans un contexte politique, dans un passé récent, où la loyauté nationale de certains dirigeants a été remise en question.
Une troisième explication réside dans la distinction que font les participants entre les intentions et les résultats. Un argument est revenu régulièrement au cours des discussions : Tshisekedi a peut-être une bonne vision, mais il est mal entouré, mal conseillé ou mal servi par ses collaborateurs. Les échecs sont donc attribués aux ministres, aux conseillers, aux parlementaires, aux autorités provinciales ou aux administrations publiques plutôt qu’au président lui-même.
Cette lecture n’est toutefois pas unanime. Certains participants estiment qu’après plusieurs années au pouvoir, le président doit être tenu responsable de ceux qu’il nomme. D’autres critiquent ses nombreux déplacements, les promesses non tenues, ou ce qu’ils considèrent comme une surexposition médiatique présidentielle.
Les raisons invoquées pour expliquer la popularité de Tshisekedi varient selon les régions. À Bandundu-ville et à Tshangu (Kinshasa), les participants ont mis l’accent sur l’identité de Tshisekedi en tant que « vrai Congolais ».
À Butembo et à Lubumbashi, le patriotisme s’exprimait davantage à travers sa position vis-à-vis du Rwanda et de la guerre dans l’Est. En revanche, le groupe de Mont-Amba à Kinshasa a rejeté beaucoup plus fermement l’idée d’une large popularité présidentielle, qualifiant ce soutien de flatteur ou de tribal.
Les participants pouvaient parler en bien de certaines personnalités politiques tout en décrivant les institutions qu’elles représentent comme corrompues, inefficaces ou sous l’emprise d’intérêts particuliers.
4. Confiance envers les individus et profonde méfiance envers les institutions
Ce schéma ne se limite pas à Tshisekedi. Les participants pouvaient parler en bien de certaines personnalités politiques tout en décrivant les institutions qu’elles représentent comme corrompues, inefficaces ou sous l’emprise d’intérêts particuliers.
Les partis politiques étaient souvent décrits comme des instruments de promotion personnelle plutôt que comme des organisations structurées autour d’idées ou de programmes.
Les institutions représentatives, les autorités provinciales et certains échelons du système judiciaire étaient également régulièrement critiqués pour leur corruption ou leur faible de responsabilité.
Les participants de Bandundu-ville citaient souvent les FARDC, les églises et les médias comme des entités crédibles, tout en exprimant un profond scepticisme à l’égard des institutions élues. À Matadi, le respect envers les FARDC était particulièrement fort, mais les assemblées provinciales et les institutions politiques faisaient l’objet de vives critiques pour corruption et marchandage politique. À Kinshasa, notamment à Lukunga et à Mont-Amba, la méfiance était plus généralisée et plus systémique, les participants estimant que les institutions dépendaient excessivement des individus qui les contrôlaient.
Le sondage témoigne de ce clivage. Le gouvernement était l’institution la plus souvent identifiée comme corrompue, citée par 22 % des personnes interrogées, suivi du pouvoir judiciaire à 18 % et de l’Assemblée nationale à 16 %. Pourtant, la Première ministre Judith Suminwa a recueilli 69 % d’avis favorables. Le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji, a recueilli 56 % d’avis favorables, alors que seulement 43 % des personnes interrogées ont déclaré faire confiance à son institution ; Jean-Michel Sama a recueilli 60 % d’avis favorables, tandis que la confiance dans le Sénat s’élevait à 45 %.
5. Sécurité : lassitude face à la guerre, confiance persistante envers l’armée
La proximité et la perception de l’insécurité varient fortement d’un site à l’autre. À Butembo, la guerre n’était pas une question nationale abstraite : les participants ont évoqué directement les activités de l’Allied Democratic Forces ADF et du M23, ainsi que les conséquences de l’insécurité sur cette cité commerciale majeure. À Bandundu-ville, les participants associaient l’insécurité dans l’Est à des violences plus proches de chez eux, notamment celles liées aux milices Mobondo et au banditisme urbain. Les groupes de Kinshasa ont mis l’accent sur les « Kuluna », les cambriolages, le comportement de la police et la crainte des arrestations arbitraires, parallèlement à la guerre dans l’Est. À Lubumbashi, les participants associaient leurs préoccupations concernant la guerre à l’insécurité urbaine, aux tensions politiques et aux problèmes liés à l’économie minière.
Les discussions des groupes de discussion font apparaître une forte préoccupation face à la persistance de la guerre et à l’incapacité des autorités à rétablir durablement la sécurité. À Kinshasa, à Bandundu et à Lubumbashi, l’insécurité revient parmi les principaux motifs d’insatisfaction, aux côtés du chômage et de la précarité sociale. Les participants évoquent l’occupation d’une partie du territoire, les promesses non tenues et le décalage entre les initiatives annoncées et les résultats obtenus. À Bandundu, certains dénoncent notamment l’attention accordée au changement de la Constitution alors que la reprise du contrôle des territoires occupés demeure une priorité.
Cette aspiration à la fin de la guerre coexiste toutefois, chez certains participants, avec le maintien d’une confiance critique envers les FARDC et la reconnaissance de leur rôle dans la défense du territoire. Un participant du premier groupe de Bandundu l’exprime ainsi : « L’armée, malgré le fait qu’elle soit politisée, fait des efforts pour qu’on ne perde pas le pays. »
À Tshangu, les participants maintiennent également leur confiance envers les militaires, tout en déplorant leur rémunération insuffisante et les dérives qui peuvent en découler.
Le sondage d’avril replace ces attitudes dans un contexte national. Seuls 39 % des personnes interrogées ont estimé que le gouvernement gérait bien ou très bien la crise sécuritaire, soit sept points de moins qu’il y a deux ans, tandis que 30 % ont jugé sa gestion mauvaise ou très mauvaise. Dans le même temps, 75 % ont continué à exprimer leur confiance aux FARDC.
Conclusion
Les groupes de discussion contribuent à expliquer l’un des résultats les plus frappants du sondage national 2026 d’Ebuteli : un profond mécontentement vis-à-vis de la direction prise par le pays et des institutions publiques peut coexister avec une opinion personnelle très favorable de certains dirigeants politiques, en particulier le président Félix Tshisekedi.
Plutôt qu’une simple incohérence, les groupes de discussion révèlent une logique politique assez cohérente. Les citoyens congolais semblent pragmatiques vis-à-vis des institutions et des politiques publiques, tout en restant très sensibles à la souveraineté, au leadership et aux résultats concrets. Ils continuent d’attendre de l’État qu’il assure la sécurité, l’emploi, l’amélioration du pouvoir d’achat, l’éducation, les soins de santé et la responsabilité publique. Leur frustration découle précisément du fossé entre ces attentes et leur expérience quotidienne.
Pour le gouvernement actuel, cela constitue à la fois un avantage et une vulnérabilité. Tshisekedi bénéficie actuellement d’une réserve substantielle de légitimité personnelle qui absorbe une partie du mécontentement dirigé contre l’État. Mais les groupes de discussion suggèrent que ce soutien n’est pas nécessairement illimité. L’argument selon lequel le président a de bonnes intentions mais de mauvais collaborateurs ne peut le protéger que tant que les citoyens continuent d’accepter cette distinction. La personnalisation du pouvoir peut donc protéger le président à court terme sans pour autant résoudre la faiblesse sous-jacente des institutions.
Méthodologie
Cette note s’appuie sur des groupes de discussion organisés en juillet 2026 à Kinshasa, Butembo, Matadi, Bandundu-ville, Mwene-Ditu et Lubumbashi. Au total, 19 groupes réunissant 150 participants ont été organisés. À Kinshasa, des discussions ont eu lieu à Lukunga, Funa, Mont-Amba et Tshangu. Les participants ont été sélectionnés de manière à refléter une diversité de profils sociopolitiques, de tranches d’âge, ainsi qu’une représentation équilibrée entre femmes et hommes. Parmi eux figuraient des acteurs politiques, des membres de la société civile, des représentants de différents groupes socioprofessionnels et des citoyens aux affiliations diverses.
Il convient de noter plusieurs limites. L’appartenance politique a clairement influencé certaines interventions. Dans plusieurs lieux, les animateurs ont observé une certaine réticence à s’exprimer ouvertement sur des sujets politiquement sensibles. Les groupes de discussion servent donc à interpréter des tendances et des raisonnements, et non à quantifier l’opinion publique.
L’activisme de l’AFC-M23 provoque une hausse des affrontements
Résumé
Le mois d’août 2026 a été marqué par la reprise de l’offensive de l’Alliance fleuve Congo/ Mouvement du 23 mars (AFC-M23). Le Baromètre sécuritaire du Kivu (Kivu Security Tracker - KST) a documenté 118 affrontements armés, contre 93 en juillet, soit une hausse de 27 %. L’AFC/M23 est à l’origine de 56 d’entre eux contre 31 le mois précédent et a pris le contrôle de 22 nouveaux villages, principalement dans les territoires de Masisi et de Kalehe.
Au total, 216 incidents sécuritaires ont été enregistrés au mois d’août contre 247 en juillet, soit une baisse de 13 %.
Cette baisse ne concerne pas l’activisme des combattants des Forces démocratiques alliées (ADF). Le groupe est resté le plus meurtrier à l’encontre des civils avec 72 morts et 64 enlevés en 14 attaques. Ces attaques se concentrent dans le territoire de Mambasa, loin de son bastion historique de Beni, et interviennent alors que les opérations Shujaa n’ont toujours pas repris.
Dans le territoire de Djugu, la Convention de la révolution populaire (CRP) a repris ses affrontements contre l’armée congolaise en août, après une période d’accalmie depuis mai 2026. De son côté, la Coopérative pour le développement du Congo (Codeco) est restée peu active.Par ailleurs, les forces régulières ont aussi été responsables des morts civils. Quinze décès ont été attribués aux FARDC en août, soit 7,7 % des morts civiles du mois, en hausse par rapport à juillet (huit civils tués par les forces régulières).

À l’offensive, le M23 s’empare de 22 nouveaux villages
L’AFC-M23 a été à l’initiative de 85 des 216 incidents sécuritaires recensés par le KST et responsable de la mort de 60 civils. Il est également à l’origine de 56 des 118 affrontements enregistrés au cours du mois, contre 31 sur 93 en juillet 2026. Cette intensification s’est traduite par la prise de contrôle de 22 nouveaux villages.
Durant le mois d’août, plusieurs tueries ont ciblé des civils soupçonnés d’espionner les positions de la rébellion, d’appartenir aux miliciens Nyatura ou de combattre aux côtés des Wazalendo.
Le 1er août, au village Shoa, groupement de Banyungu, secteur d’Osso-Banyungu, en territoire de Masisi, des combattants de l’AFC/M23 ont tué trois civils, dont une femme, alors qu'ils se trouvaient aux champs. Les assaillants les accusaient d’espionner leurs positions.
Le 27 août, au village Kisha, groupement Ziralo, secteur Buhavu, en territoire de Kalehe, des combattants de l’AFC/M23 ont tué au moins quatre civils accusés par les rebelles d’appartenir aux miliciens Nyatura. Le 28 août, au village Muhololo groupement Ufamandu I, secteur Bahunde en territoire de Masisi, les combattants de l’AFC/M23 ont tué quatre civils qu’ils accusaient d'être des combattants ‘Wazalendo’.
Les offensives au Nord-Kivu se sont concentrées sur la bordure occidentale de la zone de contrôle de la rébellion, le long de l’axe Walikale - Masisi, puis vers le sud en direction des plateaux du territoire de Kalehe. La progression s’effectue malgré deux poches où se trouvent leurs rivaux : les FDLR de la branche Forces Combattantes Abacunguzi (FDLR-FOCA) au centre et le Rally for Unity and Democracy ou RUD-Urunana (FDLR-RUD) au nord-est.

Dans la province du Sud-Kivu, les alliés du M23 ont ouvert un second front dans les Hauts Plateaux. Les Twirwaneho et les Red Tabara ont mené une série d’attaques rapprochées dans les territoires d’Uvira et de Mwenga entre le 23 et le 25 août. Le 23 août, cinq localités ont été attaquées le même jour : Rubarati et Ruhuha à l’ouest, Malimba, Masango et Muranvya sur l’axe de la RN5, en bordure de la plaine de la Ruzizi. Le 25 août, trois autres agglomérations : Kalulu, Alenga et le site minier de Filon 14 ont été visées autour des zones d’influence des deux groupes.

D’autre part, les forces régulières ont également été responsables de 15 morts civiles en août, soit 7,7 % du total du mois. Le chiffre est en hausse par rapport à juillet où le KST avait documenté 8 civils tués. Ces exactions suivent généralement deux logiques distinctes.
La première est celle des dommages causés aux populations par les combats. Le 7 août, au village Bundje, groupement Buzi, secteur Buhavu, en territoire de Kalehe, au cours d’affrontements opposant la coalition FARDC-Wazalendo aux combattants de l’AFC/M23, un obus de mortier est tombé sur le centre commercial de Lumbishi, causant la mort d’au moins sept civils, dont une femme et ses deux garçons ainsi qu’un autre homme, décédés sur place. Six blessés graves ont été évacués vers le centre hospitalier de Numbi ; deux d’entre eux ont succombé par la suite à leurs blessures.
La seconde est celle des homicides individuels commis par des militaires isolés, sans rapport avec les opérations. Ils sont le plus souvent liés à l’ivresse ou au vol.
Les ADF tuent à Mambasa, loin de Beni, sans être combattus
Pour la première fois, le KST n'a documenté qu’un seul affrontement impliquant les ADF au cours du mois le 31 août, à Bandikafu, en territoire d’Irumu. En revanche, 14 attaques contre des civils attribuées à ce groupe ont fait 72 morts et 64 enlevés, dont la quasi-totalité dans le territoire de Mambasa.
Dans le même temps, les opérations Shujaa, menées conjointement par les FARDC et l'armée ougandaise (UPDF) contre les ADF, n’ont toujours pas repris. Elles se heurtent d’abord à des difficultés structurelles : la dispersion et la capacité d’adaptation des ADF, ainsi que la divergence des priorités stratégiques entre les UPDF et les FARDC. S’y ajoute la restructuration du commandement décidée par Kinshasa en juin, qui a confié à nouveau la direction exclusive de toutes les opérations militaires au gouverneur militaire du Nord-Kivu. Cette réorganisation a pu faire passer les ADF au second plan, le commandement congolais étant absorbé par l’urgence du M23.
Dans le groupement de Teturi, secteur de Babila-Babombi, les combattants ADF ont mené une série d’incursions successives. Le 20 août, au village agricole de Ngumbari, ils ont tué cinq personnes et pris en otage huit autres. Le 28 août, les mêmes assaillants ont tué sept civils et incendié vingt maisons au village agricole de Mabakuwa. Le 29 août, les ADF ont de nouveau investi le village d’Amani, où ils ont tué 13 personnes et incendié plusieurs habitations avant de se retirer.
Les combattants ADF ont aussi investi des villages dans la même zone pour y enlever des civils dont le sort reste également inconnu.
Le 16 août, au village Bandisende, groupement Babombi, en territoire de Mambasa, des éléments des ADF ont pris en otage au moins cinquante personnes surprises dans différents champs. À ce jour, le sort des victimes demeure inconnu. Le 20 août, au village Ngolo, dans le groupement de Teturi, les ADF ont enlevé quatre civils. Le 21 août, au village de Ngumbari, les mêmes combattants ont emmené huit autres civils, dont trois femmes.
La CRP de nouveau sous le feu des FARDC, la Codeco toujours en retrait
Après une période sans activité documentée, entre mai et juillet, la CRP a plusieurs fois été ciblé par les FARDC alors même que le groupe reste engagé dans des pourparlers avec le gouvernement de Kinshasa.
Le 3 août, au village Bule, groupement Ng’le, dans le secteur Bahema-Badjere, les FARDC ont attaqué des combattants de la CRP. Le 6 août, au village de Bassa, groupement de Dz'dzanyo, les FARDC ont lancé une autre offensive contre des positions de la CRP. La milice s’est repliée et réorganisée du côté de Mabanga. Le bilan a fait état de cinq morts et deux blessés dans les rangs CRP. Le 11 août, un nouvel affrontement a opposé les deux parties au village de Tsoza, groupement de Tsoza, dans le secteur de Bahema-Baguru, en territoire de Djugu. Aucun bilan n'est disponible à ce jour.
Le 16 août, au village Pati, groupement Mandje, secteur Mambisa, les FARDC en patrouille ont attaqué les combattants CRP. Cette attaque a fait un bilan de deux civils blessés. Le 20 août au village Passion, groupement Kapinga, les FARDC ont abattu un combattant CRP.
De son côté, la CRP ne se limite pas aux contre-attaques. Ils continuent de mener des représailles contre des civils accusés de « collaboration » et de ne pas adhérer à son combat. Le 29 août, au village Katsu, groupement Luvangire, secteur Bahema-Nord, deux civils ont été abattus et un autre grièvement blessé par les éléments de la CRP sur un motif de « collaboration » avec l'armée régulière.
S’agissant de la Codeco, hormis quelques incidents isolés de braquages, cambriolages ou règlements de comptes sur fond de conflits privés, nous avons observé la poursuite de l'accalmie dans sa zone d’influence, depuis sa restructuration en mouvement politico-militaire en début juin 2026.

À propos
Ebuteli est un institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence, basé à Kinshasa.
Site web : https://ebuteli.org
X (ex-Twitter) : @ebuteli | @BarometreKST

Le piège de la tolérance : cuivre-cobalt artisanal dans le Haut-Katanga et le Lualaba
Dans son nouveau rapport intitulé Le piège de la tolérance : cuivre-cobalt artisanal dans le Haut-Katanga et le Lualaba, Ebuteli analyse la manière dont les autorités publiques gèrent l’exploitation artisanale du cuivre et du cobalt dans ces deux provinces.
Le rapport montre que la tolérance de l’exploitation artisanale en dehors du cadre légal est devenue un mode de gouvernance du secteur. Elle permet de contenir temporairement les tensions sociales, mais entretient indirectement l’insécurité juridique, les prélèvements arbitraires, les conditions de travail dangereuses et les conflits entre plusieurs acteurs autour des sites miniers.
L’exploitation artisanale s’est développée à la suite de l’effondrement de la Gécamines et de la Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC). Officiellement autorisée en 1998, elle est devenue une source de revenu et de survie pour des milliers de personnes.
Les différentes tentatives de formalisation, révision du code minier, création du Service d’assistance et d’encadrement de l’exploitation minière artisanale et à petite échelle (Saemape) et de l’Entreprise générale du cobalt (EGC), n’ont cependant pas permis d’établir un cadre stable.
Le rapport montre également la nette tension entre l’exploitation artisanale et exploitation industrielle. Alors que la loi réserve l’exploitation artisanale à de zones d’exploitation artisanale (ZEA), celles-ci restent trop peu nombreuses et souvent peu viables en raison de leur faible potentiel minéral, de leur accessibilité ou du manque d’infrastructures. De nombreux exploitants artisanaux travaillent ainsi sur des concessions industrielles, sans droits clairement reconnus.
Cette situation oppose les entreprises minières, qui revendiquent leurs titres légaux, aux exploitants artisanaux, qui invoquent souvent leur ancienneté sur les terres et l’absence d’autres sources de revenus. Entre les deux parties, les autorités privilégient souvent des arrangements temporaires qui favorisent les paiements informels et les abus.
La formalisation du secteur artisanal ne peut donner des résultats satisfaits sans un accompagnement politique de protection sociale en général et de travail décent en particulier.
Pour Ebuteli, la formalisation suppose un choix politique assumé : créer des ZEA viables, assurer un encadrement effectif, rendre la fiscalité accessible et renforcer la protection sociale ainsi que les conditions de travail des exploitants artisanaux.
Lancement de Landila, le premier baromètre de suivi des engagements du gouvernement congolais
Le gouvernement tient-il ses engagements ? Quelles priorités s’est-il fixées dans des secteurs aussi essentiels que la santé, la justice, les mines ou la sécurité ? Où en est leur mise en œuvre ? Depuis 2021, Ebuteli documente l’action de l’exécutif à travers le volet « suivi de l’exécutif » sur Talatala. Entre 2021 et 2023, ce travail a permis de suivre 68 engagements du gouvernement dans les domaines de la justice, de la lutte contre la corruption, de la sécurité et de la gouvernance électorale.
Fort de cette expérience, Ebuteli franchit aujourd’hui une nouvelle étape avec le lancement de Landila, « suivre », en kikongo, premier baromètre citoyen entièrement consacré au suivi de l’action du gouvernement en République démocratique du Congo (RDC).
Complémentaire à Talalata, qui suit le travail parlementaire, Landila suit de manière transparente l’état d’avancement des engagements pris par l’exécutif congolais. Dans sa phase initiale, ce nouvel outil civic tech d’Ebuteli couvre des engagements répartis dans six ministères clés : Mines, Économie nationale, Genre, Famille et Enfant, Justice, Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières ainsi que la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale. Les engagements suivis sont identifiés dans le Programme d’action du gouvernement et des déclarations publiques.
À travers le lancement de Landila, Ebuteli met à la disposition des citoyens, des parlementaires, des chercheurs, des organisations de la société civile ainsi que des partenaires techniques et financiers, des données fiables et régulièrement mises à jour pour un suivi efficace des engagements du gouvernement. L’objectif est de renforcer la transparence, la redevabilité et de nourrir un débat public éclairé autour de l’action du gouvernement.
Le baromètre citoyen est disponible sur https://landila.ebuteli.org/
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Talatala
Baromètre de l'activité parlementaire et de l'action du gouvernement en RD Congo.
Landila
Landila, le premier baromètre de suivi des engagements du gouvernement congolais. Il suit de manière transparente l’état d’avancement des engagements pris par l’exécutif congolais.
Congomètre
Le "Congomètre" est un outil de datavisualisation développé par l'institut de recherche Ebuteli qui centralise et présente sous forme de graphiques dynamiques les données sur les perceptions des citoyens congolais concernant la politique et les dynamiques électorales.
Baromètre sécuritaire du Kivu
Le Baromètre sécuritaire du Kivu cartographie la violence, analyse les tendances et documente les violations des droits humains dans l'est du Congo.
Dans la presse
- Jan 13, 2026Source
« D’abord, il faut clarifier. Il y a un besoin de cohérence par rapport aux autres processus. On ne peut pas laisser quatre processus évoluer dans tous les sens. Aujourd’hui, nous avons le processus de Luanda, celui de Washington, l’initiative de la CENCO, le processus de l’Union africaine, et maintenant celui de l’Angola. Il est important de mettre de l’ordre, de situer le processus de Luanda, et éventuellement d’en clore certains ou de les harmoniser.»
Fred BaumaEbuteli - Jan 13, 2026Source
« D’abord, il faut clarifier. Il y a un besoin de cohérence par rapport aux autres processus. On ne peut pas laisser quatre processus évoluer dans tous les sens. Aujourd’hui, nous avons le processus de Luanda, celui de Washington, l’initiative de la CENCO, le processus de l’Union africaine, et maintenant celui de l’Angola. Il est important de mettre de l’ordre, de situer le processus de Luanda, et éventuellement d’en clore certains ou de les harmoniser.»
Fred BaumaEbuteli - Jan 13, 2026Source
« D’abord, il faut clarifier. Il y a un besoin de cohérence par rapport aux autres processus. On ne peut pas laisser quatre processus évoluer dans tous les sens. Aujourd’hui, nous avons le processus de Luanda, celui de Washington, l’initiative de la CENCO, le processus de l’Union africaine, et maintenant celui de l’Angola. Il est important de mettre de l’ordre, de situer le processus de Luanda, et éventuellement d’en clore certains ou de les harmoniser.»
Fred BaumaEbuteli
Ebuteli collabore avec le Groupe d'étude sur le Congo (GEC). Ce dernier a été fondé en 2015 dans le but de promouvoir des recherches rigoureuses et indépendantes sur les violences qui affectent des millions de Congolais. Aujourd'hui, les recherches bilingues du GEC visent à expliquer à un large public les interactions complexes entre politique, violence et économie politique en RDC.
